Vendredi dernier, nous avons reçu une cigogne trouvée avec quasi toutes les rémiges (plumes de vol) coupées aux ciseaux (photos en fin d'article). Pourquoi ?
Quel est l'intérêt de mutiler ainsi un oiseau ? Satisfaire un instinct primaire de supériorité ? Le garder chez soi pour en faire un animal de compagnie ? C'est vrai qu'une cigogne dans le jardin, ça fait classe... La belle affaire...
Et si ce n'était qu'un cas isolé...
Réguliers sont les oiseaux que l'on recueille privés de leurs capacités de vol (milan, vautour, pivert, vanneau, palombe,...). Et on peut s'estimer heureux quand il ne s'agit " que " de plumes coupées, qui n'impliquent " que " de nombreux mois de captivité en attendant que l'oiseau mue et donc perde ses plumes coupées au profit de nouvelles plumes. Mais, quand on a affaire à un individu éjointé, c'est-à-dire dont une aile voire 2 ont été coupées (et là on parle de membres et non pas de plumes !), pas de miracles, ça ne repousse pas, l'animal est donc condamné...
L'éthique et le respect de l'animal dans tout ça ?
Si ces 2 termes n'entrent pas en compte pour certaines personnes, il faut savoir que la cigogne blanche, comme beaucoup d'espèces sauvages, est une espèce strictement protégée par la loi française et qu'à ce titre " la destruction ou l'enlèvement des œufs ou des nids, la mutilation, la destruction, la capture ou l'enlèvement, la perturbation intentionnelle, la naturalisation d'animaux de ces espèces ou, qu'ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur détention, leur mise en vente, leur vente ou leur achat " sont interdits par la loi française (Article L411-1 du Code de l'environnement).
Et d'ailleurs, espèce protégée ou non, réglementation ou pas, un peu de respect n'a jamais fait de mal à personne...









